… dans un été infini

« Un été infini », c’est le titre du très beau nouveau roman de Laure Sorasso. C’est aussi l’état d’esprit dans lequel nous sommes tous, en ces premiers jours où la liberté de mouvement s’ouvre sur des jours ensoleillés dont on a envie qu’ils durent très longtemps.

Quel plaisir de pouvoir, malgré les difficultés que tous les éditeurs indépendants de création ont eu à traverser durant cette crise, vous proposer de nouveaux livres à déguster.

Quel plaisir également de pouvoir vous retrouver à nouveau « en vrai », dans les nombreuses rencontres en librairies qui se profilent, dans nos concerts-lecture, dans nos « Soupes aux livres » !

Quel plaisir enfin de voir de nouvelles librairies venir vers nous avec l’envie de faire découvrir nos livres et leurs auteurs à leur clientèle. Nous souhaitons particulièrement remercier (et vous recommander) la librairie Athenaeum, magnifique lieu au cœur de Beaune, « Le Café en l’Eyre », un café-librairie installé au cœur du parc naturel des Landes de Gascogne dans le quartier de Joué à Belin Beliet qui emprunte les sentes de la découverte éditoriale pour surprendre et émerveiller ses lecteurs ou encore le café-librairie « Un moment chez mémé » qui vient d’ouvrir ses portes (et ses jardins) à Mougins. Vous pourrez d’ailleurs nous y retrouver pour une belle soirée de lectures, musique et rencontres avec Simone Righetti, Laure Sorasso et l’équipe des éditions Parole, le 23 juillet.

Bref, il est grand temps de se retrouver.

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Rencontre avec un auteur

André Cohen Aknin

La poésie, le théâtre et le roman

Un lit dans l’océan pourrait être un témoignage ou un récit sur les ravages de la maladie d’Alzheimer, mais non, le livre d’André Cohen Aknin est bien plus que cela parce que l’auteur est écrivain et poète. Il nous offre le récit d’une rencontre pas ordinaire, celle entre un fils et sa mère, et ce qui la distingue, c’est que le langage de la mère a changé : bribes de mots, onomatopées, gestes, sa langue est autre. Peu à peu, le fils va utiliser le même langage et renouer la relation rompue depuis longtemps. Il va même retrouver, à petits pas, tous les souvenirs de son enfance, bannis de sa mémoire pour cause de honte.
C’est grâce à eux qu’il retrouvera le sourire au fond des yeux de la mère, et elle, le chant au bord des lèvres.
Il y est aussi question de soupes et de saveurs, de couleurs, d’odeurs, de celles qui renouent avec l’autre, avec la vie, et l’on sort de ce livre avec le désir de partir acheter ses légumes chez Mourad, de cuisiner une loubia algérienne tout de suite, là, immédiatement, pour la partager avec la mère.

L’écriture d’André Cohen Aknin, à la fois simple et poétique, est un mélange de cultures, celle de l’Orient et celle de l’Occident. On se laisse charmer, on en redemande.

Retrouvons André Cohen Aknin chez lui pour un entretien.

La Chronique de Fabienne

Sa blancheur infinie de banquise m’attire et me terrorise…

Sa blancheur infinie de banquise m’attire et me terrorise… La page destinée à recevoir les premières phrases de ce roman me trotte dans la tête depuis des semaines. En moi, les mots coulent comme de l’eau, l’histoire est fluide, les personnages, tangibles, suivent leur vie propre, se rencontrent, se frottent les uns aux autres, le tout dans des paysages parfaits. Tout est à sa place. Mais il suffit que ma main s’empare du stylo pour que tout s’évapore, se disloque, se brouille dans un magma insaisissable.

Qui n’a pas ressenti ce vertige de néant quand, au commencement de sa vie, tout était encore possible, tout était encore à écrire ? Nos décennies sont des chapitres se succédant au fil des pages. Mais qui les écrit ? Qui a transformé à sa guise cette belle histoire que nous avions dans la tête ? Nous traçons les grandes lignes et nous aimerions fignoler les détails mais un correcteur automatique nous devance presque à chaque fois et change les cartes du jeu et la règle. Beaucoup se découragent et en sont réduits à tourner les pages d’une histoire qui les dépasse, qui n’est pas celle dont ils auraient rêvé, mais d’autres se refusent à cette passivité de métronome. Se saisissant de l’ouvrage, ils en reprennent possession, les lignes bien tracées redeviennent brouillons grouillant de vie. Ils sautent des lignes, reviennent sur leurs pas, arrangent les chapitres à leur guise et, jusqu’au point final, jettent à la face du monde leur style inimitable.

Votre ressenti

Anne-Marie Dumas
Anne-Marie Dumasa aimé “Un lit dans l'océan”
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Ce livre est avant tout une invitation au voyage. Entre Orient et Occident, entre terre et mer, entre mère et fils, enfance et (...) vieillesse, entre rêve et réel… Il m’a surprise, saisie, désarçonnée, sans pour autant me lâcher. Un lit dans l’océan, c’est une curieuse traversée au cours de laquelle le lecteur respire le monde et la vie par petites touches. Des touches colorées et rapides qui créent une œuvre indéfinissable, insaisissable, quasi impressionniste. Mais entre les vagues, derrière la brume, se disent les silences, s’expriment et s’expansent la vie et l’amour entre deux êtres qui pourtant semblaient perdus à jamais. Lire la suite en cliquant sur l'image
Anne-Marie Dumas
Anne-Marie Dumasa aimé “Maille à maille”
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Coup de cœur pour cette petite/grande maison d’édition, pour cette collection, ces petits livres bijoux qui occupent une grande place sur les rayons de la bibliothèque… Celui-ci, poignant. Glaçant et bouleversant. Parce que l’ombre et la lumière y créent cet espace troublant où notre humanité se révèle dans toute sa profondeur et sa complexité. À cet endroit où le paradoxe et la contradiction se mettent en scène sans se dire, sans s’expliquer, sans se justifier, et ne se jugent pas, sauf devant un tribunal… Lire la suite en cliquant sur l'image
Librairie Vauban à Marseille
Librairie Vauban à MarseilleDans votre poche / In the Pocket / Dins vòstra pòcha
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Ce petit livre est un petit trésor. Après des décennies de silence, le manuscrit de Violette Ailhaud est exhumé par une de ses descendantes pour nous délivrer l’histoire d’un village de femmes déserté par des hommes tous envoyés à la guerre. Le village situé dans les Alpes de Haute-Provence renaît le jour où l’Homme Semence apparaît à l’horizon. Cette renaissance, organisée et prévue à l’avance par les villageoises, offre enfin la possibilité à leur force vive de s’épanouir. Une écriture et un récit juste, intime et poignant.
Guy Masson, bibliothéquaire
Guy Masson, bibliothéquaireUn lit dans l'océan
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La mémoire individuelle et collective est sans doute le thème central de ce récit écrit avec sensibilité et délicatesse. Il est question de la guerre d’Algérie, d’exode forcé, de nostalgie. C’est un ouvrage qui mélange les goûts, les couleurs, les odeurs, les recettes de cuisine, les musiques et les traditions juives et musulmanes. On retrouve dans ce roman des thèmes chers à André Cohen Aknin, écrivain et poète : l’attachement à l’Algérie, aux racines, aux traditions, la douleur d’avoir perdu sa sœur et le pays de son enfance. C’est le bilan d’une vie passée à comprendre son sens. C’est aussi le regard lumineux d’un poète qui apprécie le mélange des cultures et qui dresse un pont entre celles de l’Orient et de l’Occident. Ce roman apporte un regard bienveillant sur l’autre qu’il s’agisse de la personne malade perdue dans un océan inconnu ou de l’étranger. Récit à la fois intime, poétique et humaniste qui peut se lire à plusieurs niveaux. Une mention spéciale pour le soin apporté par l’éditeur à la composition de cet ouvrage qui est aussi un bel objet.
Nathalie, sur le blog Mark & Marcel
Nathalie, sur le blog Mark & MarcelSous le vent et Maria Borrély
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Commère, on vente pas tous du même vent ! Maria Borrély, Sous le vent, 1930, aux éditions Parole. Dans une ferme de la montagne de Lure, Marie est heureuse auprès des siens. Elle est belle, elle est jeune, elle est rayonnante, mais un jour elle croise le chemin d’Olivier. Ils s’embrassent et puis il s’en va. Alors tout va mal. – Il s’en passe dans le monde. – Plus que dans une courge. C’est le roman d’une passion malheureuse, d’une femme qui se meurt d’amour, qui découvre, après une étincelle, qu’elle ne veut pas de cette vie dans le village, ménage et travaux des champs, où les femmes sont assujetties à la maison. C’est aussi le roman d’un pays comme l’on dit, avec sa langue, sa nourriture, ses pierres, ses plantes, un pays disparu. Cliquez sur l'image pour lire la suite
cathdelamanu
cathdelamanuUn lit dans l'océan
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Retrouvailles entre un fils qui a fui sa terre d’enfance et une mère, vieille femme juive d’Algérie dont la mémoire s’efface. « Plus que de sentir la présence de ma mère ou de retrouver une saveur d’enfance, cuisiner une loubia, c’est laisser remonter en moi des gestes d’autrefois, apprendre à parler avec des saveurs, des odeurs, plonger dans une terre vivante. L’héritage est là. » Entre rêves et cuisine, souvenirs de sa mère, entre passé et présent, un fils tente de retrouver ce passé heureux, l’Algérie de son enfance, qu’il a voulu quitter à 20 ans. Cliquez sur l'image pour lire la suite
Libraire Le plumier d'Eugénie
Libraire Le plumier d'EugénieJoli mot
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Un catalogue différent avec de vrais écrivains qui savent vous emporter avec leurs mots. Les éditions Parole se creusent les méninges pour mettre en place un nouveau circuit du livre qui respecte le Travail de chacun et qui ne prend pas les libraires pour de simples trésoriers. Du Travail pour la promotion des auteurs et faire vivre dans le temps les livres parce qu’ils le méritent !
@cathdelamanu
@cathdelamanuRien d'autre que cette félicité
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Portrait d’une mère hyperimparfaite Une femme, une mère, écrit à sa jeune fille de 13 ans qu’elle ne verra pas devenir femme. Elle lui livre une «formation accélérée en Vie-de-femme», lui raconte sa vie en violine, c’est à dire, tout sauf en rose. Ariane ressort ses carnets intimes et déroule le fil de sa vie avec ses moments forts, son accouchement, sa maladie, son rapport aux corps, aux hommes et à leur violence. Comment mettre en garde sa fille contre les dangers qui l’attendent? Directe, émouvante et crue, Ariane veut tout dire, protéger sa fille sans chercher à enjoliver. J’ai d’abord lu ce texte court et fort puis je l’ai écouté grâce à l’émission l’atelier fiction sur France Culture. Lire la suite en cliquant sur la petite image.
Nath2dragui
Nath2draguiUn lit dans l’océan
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Dégusté comme une datte sucrée, un thé à la menthe pas loin en haut du Suquet, ce texte sensible (mais pas mièvre !) cristallise nos 5 sens : les goûts, les couleurs, les odeurs, les musiques, les cultures juives et musulmanes si proches. La délicatesse et la pudeur avec lesquelles l'auteur aborde des thèmes pourtant difficiles (les césures familiales, la maladie, la guerre...) font de cette lecture un incroyable voyage.
Soraya
SorayaJ'ai dû vous croiser dans Paris
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Un recueil composé de 24 nouvelles dans la collection main de femme. C’est une collection d’expression et de tranche de vie de femmes. Avec un format menu, à la couverture douce et épurée. Ils sont de toute beauté. «J’ai dû vous croiser dans Paris», c’est un œil, une sensibilité. Déambuler dans les rues, les quais, les gares et capter des instants de vie, d’anonymes, de la diversité qui peuple Paris. Dans le tourbillon du quotidien, que voyons-nous vraiment des gens qui nous entourent ? Il en faut de l’attention pour voir, voir vraiment, écouter et sourire. Ce sont des instants authentiques, parfois légers et parfois chargés d’émotion.
Brigitte Galle
Brigitte GalleMaille à maille
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Surprenant. Un roman qui nous enseigne le pardon. Ce pardon qui nous libère. Une jeune juive est sauvée, ou plutôt extraite d’un camp de concentration pour servir de poupée à une enfant handicapée, fille de SS. Elle est accompagnée d’une autre jeune fille sourde et muette qui elle aussi est utilisée comme divertissement. Toutes deux subissent les caprices et les tortures de l’enfant sous les yeux des parents qui semblent approuver. Des années après la libération elles se retrouvent et commence le chemin de pardon. L’écriture est fluide. Se lit facilement.
Patricia B.
Patricia B.Fusil
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Immersion dans une nature, immersion dans une écriture. Deux âmes parallèles, deux intériorités si bien décrites par les mots de Muriel Roche. Le titre «Fusil» nous fait débuter le roman avec l’idée que nous partirons dans le domaine de la chasse. Il y a effectivement un fusil, il y a la chasse, mais de laquelle s’agit-il vraiment? Des mondes s’opposent. On est tantôt à la lisière d’un monde onirique tellement la nature nous est contée avec sensibilité, tantôt pris dans une danse lente où les deux personnages, Nell et Sam, se frôlent, se cherchent. Se retrouveront-ils ? Deux univers et une attraction d’âmes. Cliquez sur l'image pour lire la suite.
Michel Tailhades
Michel TailhadesL’amer du thé
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Sublime ! Merci ! J’ai passé des heures délicieuses, sensuelles, faites de constats sans jugement sur l’itinéraire d’un homme en développement. Merveilleux roman initiatique.
Hervé Naillon
Hervé NaillonThermodynamique de l’évolution
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Un livre majeur qui introduit une nouvelle approche systémique rapprochant la thermodynamique de la biologie en général et de la sociologie en particulier. Fondamental.
Marie-Joe L.
Marie-Joe L.Dernière lettre à Irène
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J’ai lu presque d’une traite cette «Dernière lettre à Irène» Quel beau livre ! À la fois bouleversant et grave, vivant et drôle, mélancolique aussi, jamais ennuyeux. Quel bonheur de plonger dans la saga fourmillante d’anecdotes de deux familles qui n’auraient jamais dû se rencontrer. C’est comme un roman plein de rebondissements où on ne s’ennuie pas une seconde !
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