La petite librairie

Un lit dans l'océan

Auteur
André Cohen Aknin

15,00 

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172 pages – Mars 2021

Les femmes d’Afrique savent dénouer le temps, effacer les distances.
Le narrateur est le fils de Juliette, une vieille femme juive d’Algérie atteinte par la maladie d’Alzheimer. Après des mois d’éloignement, il lui rend visite dans le sud de la France où elle vit. Il tente de la faire émerger du brouillard dans lequel elle est enlisée en évoquant sa vie de couturière à Oran, de rapatriée à Paris et, aussi, les plaisirs et les tragédies du passé. Il raconte ses voyages dont il ne lui a jamais rien dit.
Juliette s’exprimait avec sa cuisine. Chacun de ses plats était une page sur laquelle s’inscrivaient une histoire, une tradition. Alors, il se met au fourneau. « L’important, ce sont les haricots », dit-il.
La mère sort de son silence, émet des sons, des mots qui se délitent, parle une langue imaginaire. Le fils est pris par le rythme, la vibration. Des dialogues étranges surgissent. La musique arabo-andalouse l’entraîne dans un tourbillon, le ramène à l’Algérie, leur source commune.
Ces retrouvailles le disloquent, le recomposent.

« Ma mère a le don des femmes vêtues de sable rouge. »

André Cohen Aknin nous offre un regard tendre et lumineux sur le pouvoir des sons, qu’ils soient mots ou musique, porteurs d’images bien vivantes.

Lire un extrait.

Écouter les premières lignes.

 

 

André Cohen Aknin
Il écrit d’abord du théâtre, puis passe au roman et au récit poétique où le texte se fait parole, chant et musique en même temps. Un rayon de lumière venu de l’enfance en Algérie éclaire ses paysages intérieurs tourmentés et imaginatifs. Il donne des lectures-récitals, travaille avec des musiciens, forme à la lecture à voix haute. Depuis mars 2020, il écrit et adresse des « lettres d’un colporteur-liseur » autour de la poésie.

 

Ce livre existe en version eBook.

 

Ils ont aimé:

Catherine sur le blog Mark et Marcel.

Anne-Marie

• C’est très réussi, léger, profond, sensible, sincère… On a l’impression d’avoir les confidences d’un ami ou d’un frère… On se sent très proche du narrateur parce qu’il se livre avec naturel et sincérité, et on est nombreux à avoir mal à nos parents. Yamina A., lectrice

Cette introspection tellement honnête a fait bouger en moi des souvenirs merveilleux et intimes. Merci pour ce livre qui fait du bien car il est positif. Christiane B., lectrice.

Un très beau roman, tant par ce qu’il dit des relations fils-mère et des liens qui subsistent grâce à la cuisine, à la voix et aux mains, que par la langue dans laquelle c’est dit… Catherine G., lectrice

Ça me fait penser à ma mère, c’est exactement çà ! Richard A., lecteur

• La mémoire individuelle et collective est sans doute le thème central de ce récit écrit avec sensibilité et délicatesse. Il est question de la guerre d’Algérie, d’exode forcé, de nostalgie. C’est un ouvrage qui mélange les goûts, les couleurs, les odeurs, les recettes de cuisine, les musiques et les traditions juives et musulmanes.
On retrouve dans ce roman des thèmes chers à André Cohen Aknin, écrivain et poète : l’attachement à l’Algérie, aux racines, aux traditions, la douleur d’avoir perdu sa sœur et le pays de son enfance. C’est le bilan d’une vie passée à comprendre son sens. C’est aussi le regard lumineux d’un poète qui apprécie le mélange des cultures et qui dresse un pont entre celles de l’Orient et de l’Occident.
Ce roman apporte un regard bienveillant sur l’autre qu’il s’agisse de la personne malade perdue dans un océan inconnu ou de l’étranger.
Récit à la fois intime, poétique et humaniste qui peut se lire à plusieurs niveaux.
Une mention spéciale pour le soin apporté par l’éditeur à la composition de cet ouvrage qui est aussi un bel objet.
Guy Masson, bibliothécaire (pour le blog des critiques de lectures écrites par les bibliothécaires http://everitoutheque.viabloga.com/)

Ce livre est un acte d’amour. C’est comment libérer la vie là où elle est emprisonnée. (Laurent Dupuis. Radio France Alzheimer – Emission « Coup de pouce, coup de cœur »)

Ah le beau livre ! la douce écriture… qui nous enveloppe chapitre après chapitre dans cette belle image de l’erouv, chapitres tissés les uns après les autres jusqu’à nous faire entrer dans cette demeure-là de l’intime que tu habites avec ta mère. Toi seul, elle seule, parfois vous deux, ainsi la vie, ainsi la mort… qui sait ? En tout cas, tu lui as fait un très très beau lit dans l’océan, un lit au parfum de la loubia… (Monique Domergue, poète) 

• Un plaidoyer pour les personnes atteintes de la maladie. Oui, il y a des problèmes, les odeurs d’urine et d’excréments, le temps qu’il faut prendre pour les soigner… Mais elles restent des personnes à part entière, qui conservent la vie ! (Tristan Bonhoure – « Le Dauphiné libéré ») 

Un roman pour faire sonner les silences.
Quand il vous lit un passage, vous y êtes là-bas, à Oran. « Il n’est pas utile d’avoir une quantité de mots. Les silences parfois, suffisent » souffle-t-il… En inventant des personnages, il invite « l’autre » à rentrer dans cet univers. Tandis que lui-même donne « sa » réponse au monde. (Flora Chaduc – Drôme Hebdo « Peuple libre »)

• Le livre d’André Cohen Aknin ouvre des horizons en citant abondamment des chants et des chanteuses aussi dont la plus connue est sans doute Reinette l’Oranaise ; en sorte que son « récit poétique » est aussi un récit musical, au sens où on parle par exemple de « comédie musicale » mais de façon plus secrète et plus intime. Reinette l’Oranaise était d’origine juive puisque fille d’un rabbin de Tiaret, de même Line Monty, dont l’auteur cite assez longuement les paroles, qui étaient un mélange de français et d’arabe : « Et on m’appelle l’Orientale
La blonde au regard fatal… »
… La mémoire absente de sa mère est finalement pour lui un moyen de retrouver des bribes de leur passé, commun ou séparé. Sans évoquer le témoignage trop écrasant de Proust, il apparaît que la mémoire obéit à des procédures qui n’ont rien de rationnel, et que peut-être même elle les fuit. L’histoire de Juliette pourrait être une sorte de métaphore de ce qui s’est passé dans l’histoire de l’Algérie il y a quelques décennies, un engloutissement dont pourtant, sous une forme presque inaudible, on trouve ici ou là des remontées aussi saisissantes qu’inespérées. Le récit poétique d’André Cohen Aknin ne cherche pas à en faire la théorie, il n’en est que plus convaincant. (Denise Brahimi, « Lettre culturelle franco-maghrébine » #57 – site de coup de soleil Rhône-Alpes) 

Ça nous envoie loin dans la matrice… au-delà des étoiles, comme une mélopée orientale à te mettre le cœur en âme. (Juan Antonio Martinez, lecteur – Facebook) 

• La mère est la nourriture terrestre qui porte le parfum d’un pays, d’une histoire. En sa présence végétative, il entreprend un voyage au long cours où il lui faut vaincre des obstacles. Les odeurs, les goûts de la loubia et des plats des fêtes juives d’Algérie concrétisent le chemin sur lequel il entraîne le lecteur avec humour et gourmandise. L’apaisement vient avec le triomphe des sensations, des saveurs de l’enfance… La phrase est ajustée dans sa musicalité, souvent proche de l’oral, ce qui donne une présence physique au texte, une résonance vivante… On perçoit là tout l’intérêt d’André Cohen Aknin pour le théâtre, pour le métier au sens étymologique du mystère, du travail et de l’artisanat ; il a été menuisier…
Roman de conciliation, de reconnaissance, d’harmonie. Roman d’amour donc. (Geneviève Briot – revue « A. Littérature Action » n° 11 juin – septembre 2021)

Ils en parlent :

Article : «Un roman pour faire sonner les silences» à propos de «Un lit dans l’océan» d’André Cohen Aknin, dans «Le peuple libre»

Article : «Un colporteur-liseur qui s’adapte à internet» parle d’André Cohen Aknin, auteur de «Un lit dans l’océan» dans «Le Dauphiné libéré»

Bel article sur “Un lit dans l’océan” d’André Cohen Aknin est paru dans la revue “A littérature-action”

André Cohen Aknin parle de son livre dans l’émission «AlternaCultures» sur Alternatv

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