Les mots

Petit mot écrit sur une vrai carte en papier par Catherine, une lectrice, à Jean Darot pour L’amer du thé

Ce « i » incorrigible, incontrôlable, irrévérencieux, s’est échappé du verbe aimer pour ne laisse que l’amer.
Un goût amer, pensais-je, qui roule dans la gorge.
Puis le « r » s’en est allé, l’âme est restée. Alors mon âme russe a goûté L’amer du thé ; un diamant de sucre dans la bouche, un élixir de thé au fond de la tasse, l’eau du samovar fumant pour le noyer.
La lecture de votre roman fut un moment de plénitude.
Sans arme, sans rame dans la mare, je me suis laissé couler au fil des mots d’où a rejailli le verbe aimer.
Car c’est bien de cela dont il s’agit, n’est-ce pas ? Amour paternel, amour charnel, amour du vivant, humanité, passion.
Pour tout cela je vous dis merci.

Catherine

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Les mots de Marie-Jo sur Dernière lettre à Irène de Daniel Nahon

“J’ai lu presque d’une traite cette «Dernière lettre à Irène»

Quel beau livre ! À la fois bouleversant et grave, vivant et drôle, mélancolique aussi, jamais ennuyeux. Quel bonheur de plonger dans la saga fourmillante d’anecdotes de deux familles qui n’auraient jamais dû se rencontrer. C’est comme un roman plein de rebondissements où on ne s’ennuie pas une seconde !”

Marie-Jo L.

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Les mots de Patricia B. sur les trois livres de Nancy Huston publiés aux éditions Parole

“Trois petits opus de Nancy Huston, aux éditions Parole :

«Sois belle – Soit fort»,
«Leçons d’indifférence»,
«Rien d’autre que cette félicité»
qui nous force à réfléchir !

Les deux premiers prenant la forme d’essais, réflexion/ propositions, le troisième, bien qu’interrogeant également, est sous forme de lettre.

«Sois belle – Soit fort» interroge sur les genres. Donne à réfléchir sur les injonctions inconscientes ou non de la société, de l’éducation, les comportements formatés, à définir le masculin et le féminin.
Nancy Huston argumente et propose des pistes de réflexion afin de rééquilibrer et assainir les relations entre garçons et filles et par voie de conséquence, entre hommes et femmes.

«Leçons d’indifférence» En 50 pages, Nancy Huston nous invite à réfléchir sur notre capacité à devenir indifférent aux souffrances de «l’autre» (individu ou peuple) lorsqu’il n’est pas sous nos yeux. 
Cette suspension de l’empathie, dit-elle. Nous éprouvons des émotions (comme les animaux) mais ce qui nous en différencie, est la capacité à les maîtriser.
Elle explique l’évolution de notre société, le rapport à la mort, l’animalité en nous, rappelle des faits historiques qui mettent en lumière nos propres périodes de barbarie.
Elle conclut avec ces mots :  «À l arbre de la Connaissance, on préfère celui de l’indifférence. Son fruit est plus doux il a goût d’oubli et quasi d’innocence.»… percutant !

«Rien d’autre que cette félicité» Sous forme d’une lettre adressée à sa jeune fille, une femme dont on comprend rapidement qu’elle va mourir veut lui transmettre comme des «leçons de vie» pour sa future vie de femme. S’instaure un va-et-vient entre la voix de cette femme et des lectures d’anciens carnets où sont relatés des épisodes de sa vie. Elle va ainsi, mieux qu’un discours éducatif, faire état de ses expériences- souvenirs dans ses différents rôles, mère, femme, amante. Authentique et puissant, fort et percutant, on est tantôt touché, tantôt heurté ou attendri.”

Patricia B.

Retrouvez-les réunis dans un joli coffret Encore en corps, offrant 3 dessins de Guy Oberson :

ou à l’unité :

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Les mots de Patricia B., dans le blog Désir de lire, sur les deux livres de Pierre Micheletti aux éditions Parole

Un grand merci à Patricia Bouchet pour ses lectures et à Association désirdelire pour leur publication !

 

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Les mots de Laura C. sur L’homme semence de Violette Ailhaud

“Parce que la genèse de ce texte est, elle-même, digne d’un roman : Violette Ailhaud a écrit ce texte en 1919 mais n’a pas voulu le publier à l’époque, elle a donc cédé son manuscrit à sa descendance. L’enveloppe de sa succession ne pouvait pas être ouverte avant l’été 1952 et devait être confiée à l’un de ses descendants féminins âgée entre 15 et 30 ans.

Parce que l’histoire relatée dans ces pages mérite d’être connue et transmise de génération en génération.

Parce que ce livre est publié par mon éditeur chouchou, celui chez qui j’ai fait mon premier stage et qui a confirmé mon envie de devenir éditrice.”

Laura C.

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Les mots de Soraya sur le livre de Fanny Saintenoy J’ai dû vous croiser dans Paris

“Un recueil composé de 24 nouvelles dans la collection main de femme. C’est une collection d’expression et de tranche de vie de femmes. Avec un format menu, à la couverture douce et épurée.
Ils sont de toute beauté.

«J’ai dû vous croiser dans Paris», c’est un œil, une sensibilité. Déambuler dans les rues, les quais, les gares et capter des instants de vie, d’anonymes, de la diversité qui peuple Paris.
Dans le tourbillon du quotidien, que voyons-nous vraiment des gens qui nous entourent ? Il en faut de l’attention pour voir, voir vraiment, écouter et sourire.
Ce sont des instants authentiques, parfois légers et parfois chargés d’émotion.

J’ai été touchée par ces petites histoires mais si je devais en choisir une, ce serait : au Père-Lachaise.
«Le drame, c’est de se lever, de se coucher, de s’agiter entre temps et de se laisser glisser. Le drame, c’est la vie quotidienne» Françoise Sagan.
«Je n’ai jamais eu peur de la solitude. Je lis. Les gens qui lisent n’ont pas peur de l’ennui, les sources sont infinies. C’est une garantie une assurance jours pleins.»

Une lecture réconfortante et douce. Une jolie découverte.”

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Les mots de Patricia P. qui a lu et aimé Astor Piazzolla – Libertad

“Au bord de l’hiver, par une matinée grise et humide, j’ai reçu une commande qui a éclairé ma journée. Il est des musiques qui irradient et pour mieux profiter des mélodies d’Astor Piazzolla, il faut se plonger dans l’ouvrage réalisé par Marielle Gars et Sébastien Authemayou, éditions Parole. L’ouvrage est somptueux, avec ce rouge qui saute aux yeux mais bien plus qu’un esthétisme, cette biographie, fournie, précise, complète est un voyage.

Moi, j’ai décidé de l’aborder en déstructurant la chronologie. En effet, en feuilletant l’ouvrage, je m’arrête au gré des nombreuses photographies qui l’illustrent. Elles guident ma lecture et je lis les légendes, puis les paragraphes qui recontextualisent. Je découvre un homme sans concessions et passionné. Par bribes, je savoure le fantastique parcours de cet homme libre !!! Foisonnant ouvrage qui relève un personnage. Leçon !

Peut-être, un jour, referais-je la lecture du début à la fin afin d’apprécier davantage ce sublime et conséquent travail. Je salue les performances des deux auteurs et les éditions Parole pour l’originalité de cette biographie.”

Patricia P.

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De beaux retours de lecture sur Dernière lettre à Irène de Daniel Nahon

• Patrice Lepage :

“J’ai beaucoup aimé cette alternance entre la description presque clinique de la progression de la maladie et la narration des histoires de vie familiale, la construction heureuse de ce couple et ce compagnonnage face à l’épreuve, plein de dignité. 
C’est cette juxtaposition qui donne beaucoup de force au livre, montrant combien une vie heureuse et son souvenir rendent difficile la confrontation à la maladie et à la mort.
Si cela avait été possible, j’aurais aimé que cette alternance nous accompagne jusqu’à la fin.
Le résultat est un livre émouvant et agréable à lire qui touchera ses lecteurs.”

Catherine Bechetti-Bizot  :

“Je voulais prendre le temps de te reparler de ton livre, que j’ai tellement aimé et qui m’a bouleversée. Et j’attendais de te voir aussi pour cela. Je l’ai dévoré en deux fois (deux week-ends en fait) et n’ai pas eu le temps de t’écrire depuis. Ton écriture est belle et on est emporté par le(s) (deux) récit(s).
Tu devrais continuer à écrire. 
Merci pour tout cela.”

• Danièle Luddéni, à Aubagne :

“J’ai abordé ce livre prudemment. Dès les premières pages, toute réserve tombée, j’ai été emportée. J’ai beaucoup pleuré et pourtant, pas de pathos, pas de lourdeur, au contraire. Le sentiment d’avoir été nourrie par quelque chose de rare, de riche, de puissant, de dynamisant.
La sincérité, l’authenticité, la profondeur des sentiments exprimés ne font pas de cet ouvrage un roman : c’est une leçon qui touche à l’universel et nous interroge. Lequel, dans un couple, a la conscience de l’inéluctabilité de la séparation fatale dès que la Rencontre le lie à quelqu’un « pour la vie », fait de lui soit celui qui reste, soit celui qui part et oriente ses actes : sourire, être patient, contrôler ses humeurs, écouter comme si tout demain devait s’arrêter ?
Dans cette histoire d’une vie, de ses racines, de cet Amour, que l’Histoire et la géographie rendaient improbables, et que des réseaux inattendus ont préparés, la lumière d’Irène éclaire tout, mais au fur et à mesure qu’on avance, se révèle en creux le portrait de l’auteur. Quelle richesse ! Quelle noblesse aussi !
Des latérites africaines aux graminées provençales, ce géographe rigoureux et néanmoins poète nous entraîne, éveille en nous l’envie de savoir, l’envie de lire aussi son travail scientifique.
Pour avoir lu « Il faut sauver l’agriculture » et son document sur le réchauffement climatique, je sais quel soin il prend pour être lisible, compréhensible, de ses lecteurs. C’est un passeur.
Son style coule, clair, précis, concis, prenant, et nous tient en haleine déjà du prochain écrit.”

• Marie José Lasseigne  :

“J’ai lu presque d’une traite cette « Dernière lettre à Irène ».
Quel beau livre ! À la fois bouleversant et grave, vivant et drôle, mélancolique aussi, jamais ennuyeux. Quel bonheur de plonger dans la saga fourmillante d’anecdotes de deux familles qui n’auraient jamais dû se rencontrer. C’est comme un roman plein de rebondissements où on ne s’ennuie pas une seconde !”

• Hélène Paquet, Strasbourg : 

“L’auteur, Daniel Nahon, nous invite sur le chemin de vie hors du commun d’un couple fusionnel et follement épris, comme on en rencontre parfois dans les romans ou dans les contes, mais qui, ici, éclate de vérité pour ceux qui ont eu le grand privilège d’en recueillir l’écume au fil des ans. 
Cette « Dernière lettre à Irène » est une merveilleuse ode à l’amour infini d’une femme, à sa beauté de corps et d’esprit, à sa force de caractère et à son courage face à l’adversité, ode écrite dans un style primesautier, léger et poétique dans les moments de bonheur et tout en retenue et délicatesse, quand il s’agit de la maladie et de la fin de vie d’Irène, l’épouse aimée.
Il est évident que cet ouvrage à la fois lumineux et très attachant ne peut manquer de marquer d’une empreinte profonde tout lecteur de cette histoire d’Irène et de Bernard, reflet d’une joie de vivre à deux, d’un partage et d’une connivence de tous les instants, contée avec beaucoup de pudeur et d’émotion.”

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Retour de lectrice de Patricia sur Sept jours en face de Anne Lecourt

«L’histoire d’une quête construire comme une enquête. Un retour sur les lieux «du crime». Une femme aux confins d’être mère déniche durant 7 jours la parole qui retrace son passé, son histoire familiale. Entendre les pourquoi est sa quête. Cruels et violents, elle les retrouve. L écriture est prenante, pudique et limpide. Les lieux sont omniprésents et donnent du sens et de l intensité au roman.»

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Danièle, d’Aubagne, a lu et aimé Dernière lettre à Irène de Daniel Nahon

«J’ai abordé ce livre prudemment. Dès les premières pages, toute réserve tombée, j’ai été emportée. Pas de pathos, pas de lourdeur, au contraire. Le sentiment d’avoir été nourrie par quelque chose de rare, de riche, de puissant, de dynamisant. C’est une leçon qui touche à l’universel et nous interroge. Lequel, dans un couple, a la conscience de l’inéluctabilité de la séparation fatale dès que la Rencontre le lie à quelqu’un “pour la vie” ?
Des latérites africaines aux graminées provençales, ce géographe rigoureux et néanmoins poète nous entraîne, éveille en nous l’envie de savoirs. C’est un passeur.»

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Dernière lecture de Soraya, lectrice, Rendez-vous Chambre 31 d’Emilie Kah

«France a une vie bien privilégiée, aisée, elle a tout…
Du moins, aucun manque matériel. Vêtements, chaussures de luxe, une vie de rêve…
Mais…
L’argent ne fait pas le bonheur.

Elle quitte tout, maison, mari, enfants, pour s’installer dans un hôtel modeste.
France a besoin de prendre du recul, de réfléchir, de se poser…
Elle veut spécialement la chambre 31, ce n’est pas la plus confortable, mais France ne cherche plus le confort…
Pendant son séjour, elle rencontre Istvan, un personnage bien curieux, polyglotte… ex-réfugié de l’insurrection de 1956 en Hongrie.
Sans le savoir, France et Istvan ont une connaissance commune, Gisèle… Gisèle avait aidé France, il y a quelques années…
France va profiter de cette retraite, loin de son monde, pour la retrouver…

Une rencontre, une histoire, un besoin de se retrouver, de réfléchir…
2 personnes, 2 destins, un lien, 1 femme, un secret, un manque…

Une lecture simple, fluide, l’histoire d’un homme, d’une femme, une histoire humaine.
Deux êtres bien différents et tellement proches…»

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La belle rencontre de Nancy Huston et des éditions Parole

Il y a 3 ans, Nancy Huston nous a confié l’édition d’un double essai, Sois belle / Sois fort qui continue d’être plébiscité par les lecteurs, notamment les jeunes. Puis, en 2019, elle a signé la traduction anglaise de notre Homme semence de Violette Ailhaud, devenu pour l’occasion The Seed Man.

En ce mois de janvier 2020, c’est un magnifique texte de Nancy Huston que nous publions, Rien d’autre que cette félicité, un testament sous la forme d’une longue lettre, qu’Ariane, écrivaine, adresse à sa fille pour la préparer à sa future vie de femme.

En 2020 toujours, en octobre, ce sera un autre essai Leçons d’indifférence qui viendra poursuivre la belle rencontre de Nancy Huston et des éditions Parole.

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Les mots d’Hakim, libraire à la Maison de la presse d’Aix-les-Bains, sur J’ai dû vous croiser dans Paris de Fanny Saintenoy

Ces déambulations parisiennes sont une petite friandise littéraire ! Chaque rue, place, pont, quai ou square (et bien d’autres lieux) nous invitent à partager le temps de quelques «pas» l’ordinaire de gens du quotidien qui vivent un moment extraordinaire. Ce sont ces fragments, comme des intrusions, de vies, intrusions dans des vies, que nous conte Fanny Saintenoy avec retenue. Nouvelle après nouvelle : le tout va composer un tableau impressionniste fait de la diversité de la vie parisienne. Toutes ces vies heureuses ou malheureuses, drôles ou ironiques, simples ou compliquées.

Dans notre belle ville de Paris, joyau rayonnant dans toutes les contrées du monde, siège de notre belle Dame ( hélas blessée), témoin des plus grandes dates de l’Histoire, berceau d’impérissables monuments qu’ils soient de pierre ou de chair. Paris fourmille, Paris brille mais s’éteint quelques fois, Paris et ses mystères, ses signes, et Paris évidente, droite, la rectitude hausmanienne.
Lire ce recueil de nouvelles c’est comme contempler une aquarelle, admirer une estampe… parisienne. J’ai sûrement dû croiser un des personnages. Peut-être croiserez-vous Fanny Saintenoy quelque part dans les pages où entre les lignes de ces pages.

J’ai dû vous croiser dans Paris
Fanny Saintenoy
Collection «Main de femme»

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Les mots pour Soumya Ammar Khodja sur son livre “De si beaux ennemis”

Ma chère Soumya,
Je ne voulais pas te remercier avant d’avoir lu ton livre De si beaux ennemis. C’est chose faite et je te remercie doublement ! Pour le cadeau et pour le plaisir, l’émotion à la lecture de ces nouvelles.
Ton écriture si poétique a de la résonance en moi. J’aime le plaisir d’une lecture qui  m’amène à voyager dans mon passé, mes questionnements. Oui, nous avons ce pays en partage, cette blessure toujours ouverte. J’ai aussi beaucoup aimé ton regard sur la France, celle de la Commune si peu défendue… La phrase prononcée par Manouchian lors de son procès est magnifique: « Vous avez hérité de la nationalité Française, nous, nous l’avons méritée »
Je t’embrasse et je nous souhaite que tu continues à écrire.
Assia Benabdallah, 2 avril 2015, Marseille

Bonjour Soumya,
J’ai été très émue par ton livre, par ces destins d’hommes et de femmes qui m’ont beaucoup touchée. Dans tes nouvelles, les temps s’entremêlent, les souvenirs et le présent, les lieux d’hier et d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs, et tu décris avec beaucoup de sensibilité ce que vivent les gens, à tel point qu’à plusieurs reprises, certaines phrases m’ont « sauté » au coeur, ont beaucoup résonné, et même fait ressurgir en moi des émotions enfouies, oubliées pendant longtemps, concernant l’exil, les désillusions, les morceaux de soi qu’on a laissés dans un pays, dans une relation, ou dans le souvenir d’une personne aimée et disparue, des endroits qu’on a occupés en furtif occupant, comme Juliette, ou plus longtemps. Et puis pour parler de ces destins brisés, ou des joies ou des souffrances des uns et des autres, il y a des expressions ou des interrogations, qui m’ont beaucoup touchée, comme par exemple « être tatouée du désir de décamper ». « quelle force consacrer à soi-même et laquelle aux autres ? » « Les oiseaux demandent Alice revient-elle à la maison ? ». « le manque de l’enfant qui aurait pu être, avec cet homme-là », etc… C’est une écriture poignante et qui fait du bien en même temps, qui console.La façon dont tu écris m’a fait penser au peintre qui procède par petites touches de peintures, qu’on n’aperçoit qu’en s’approchant des tableaux. Il m’est arrivé d’être un peu perdue parfois dans un passage, quand justement on est tout près du tableau, sur ces petites touches à ce moment-là, et aussitôt après, je comprenais mieux, les détours me permettant de m’approcher au plus près de ce qu’a pu ressentir la personne dont tu parles, d’être en « résonance » avec elle. J’ai ressenti ton livre comme un hommage qui leur était rendu. Parce que la vie ne se résume pas à une nécrologie, ou à un état civil. Parce que ce qu’on a de plus authentique et de plus précieux, notre force et notre fragilité, c’est bien le roman ou la nouvelle qui peut en témoigner et dire ce que nous sommes vraiment avec sensibilité et justesse.
Voilà, ça m’a beaucoup touchée. Je dirais pareil que ce qu’une patiente dit à Fawzya : ton livre est un cadeau, tu es un cadeau.
Merci beaucoup, Soumya !
Sylvie, janvier 2015, Besançon

 

Bonjour (tata) Soumya,
Je t’écris pour te dire que j’ai lu ton livre que j’ai vraiment bien aimé. Parmi toutes les nouvelles, ma préférée (je crois) est « Grands yeux dans ce visage ». La dernière, poignante.
Il faut dire que je suis particulièrement sensible à ces histoires qui relatent la complexité des relations Algérie/France (ce qui prédomine dans le livre, je crois). Et puis j’aime beaucoup quand on rend compte de destins humains et qu’on reste à hauteur d’homme (même si le livre est publié dans la Collection Main de femme : des livres à ne pas mettre entre les mains de tous les hommes…).
Tu sais, je me suis demandé si tu avais pensé à publier le livre en Algérie? Des maisons d’édition pourraient être intéressées et je crois que le livre gagnerait a y être publié. J’ai toujours l’impression qu’il y a une vision très réductrice des rapports Algérie/France. Soit on rejette, soit on révère. Alors qu’il me semble que le livre nuance bien. Il y a aussi cette vision un peu étriquée de l’émigration… Une fois, j’ai entendu un écrivain connu dire : « Les Algériens, une fois qu’ils sont à l’étranger, c’est quoi leur problème? le logement, le travail, après plus rien… » Si un monsieur intelligent qui a une capacité d’analyse dit ça, alors imagine ce que peuvent penser les autres !
C’est d’autant plus étrange que c’est la question existentielle numéro 1 depuis les années 90. En tous les cas, pour ma génération. je t’embrasse.
Lamine Ammar Khodja, 21/12/2014, Paris.

 

J’attendais l’occasion de vous dire combien j’ai aimé la délicatesse de votre écriture et comme la page 118 m’a parlé, tellement que j’ai appris par cœur cette magnifique longue phrase.
Evelyne Lambert, 21/11/2014, Besançon.

 

Bonjour ma douce Soumya,
S’il m’est permis de donner mon avis après la lecture de ton dernier ouvrage, je m’autorise à m’exprimer de la façon suivante : j’ai adoré. J’ai retrouvé ta douceur, ta pudeur et ton immense respect (que j’apprécie tant chez toi), pour l’être humain. Que ce soit dans la cohérence de leurs idées ou dans la réussite de leurs actes, tu décris avec justesse ce que tu as vu ou entendu de tous ces êtres. Ton langage (écrit) est vraiment ta maison, et pour connaître ton langage et ta maison si accueillante, je te remercie de m’avoir fait partager ce délicieux moment de lecture. Bien à toi.
Michèle Jourdan, 31/10/2014, Besançon.

 

Te dire que tes Nouvelles me plaisent et me touchent vraiment. J’y retrouve la justesse du mot choisi et ta sensibilité.
Anny Riehl, 11/10/14, Besançon.

 

Bonsoir Soumya,
C’est moi qui te remercie pour ta présence et ton précieux cadeau qu’est ton ouvrage (…) Je me suis bien sûr plongée dans tes nouvelles… beaucoup d’émotion… plus particulièrement en “Zone franche” et je suppose qu’elle et toi ne font qu’une… Emouvantes la lettre d’Alice et ta Mado (qui porte le même manteau que Virginia) et toutes les autres… poignantes et dures réalités qui naissent sous ta plume et ne peuvent pas laisser indifférent.
Martine Compant, le 02/10/2014, Saint-Vit.

COUV-DE-SI-BEAUX-ENNEMIS

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