Les mots de Nine sur Maille à maille de Simone Righetti

Karl Gestaker, capitaine SS, a le regard bleu acier et le sang aussi froid qu’un serpent. Il n’a pas été formaté pour les sentiments et justement ceux de sa fille le submergent, il lui passe le moindre caprice. Il subtilisera Gerda la juive, dont la vie vaut si peu, elle sera la poupée vivante et parfois l’animal domestique d’Erika qui lui prodiguera coups, brimades, sévices et élans de tendresse.
À ses côtés Helga, un doux réconfort nommé Poisson car la jeune femme est sourde et muette, et c’est la raison pour laquelle le capitaine l’a prise, illégalement, à son service, témoin qui ne saurait trahir.
Mais Karl, lui, a bien trahi son pays, en dissimulant le handicap de sa fille et en recueillant à son service deux éléments destinés à la solution finale. À la libération du camp, Karl devra répondre de ses actes. Helga et Gerda seront séparées.
Entre stupeur et sidération, il faudra beaucoup de patience et de bienveillance pour réparer la petite Gerda et la ramener du côté des vivants et des hommes.
Et la vie facétieuse va rabattre ses cartes et remettre Gerda sur la route de son ancien bourreau. Alors se pose la question du pardon et de sa légitimité, la guérison en passe-t-elle par-là inévitablement, et comment le justifier auprès de ceux qui ne comprennent pas !

Un roman de la collection «Main de femme» aux messages puissants, il évoque la force du pardon et le processus de résilience, l’aliénation et l’enfermement, et la vie toujours…
Un magnifique livre au bout duquel, les mailles laissent entrevoir une invincible lumière.

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