La petite librairie

Fatras Port-au-Prince

Auteur
Jean Marie Théodat

25,00 

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344 pages – Octobre 2021

Chroniques de décomposition urbaine

Le projet de ce livre est né bien avant les derniers évènements dramatiques d’Haïti — l’assassinat du président Jovenel Moïse, le séisme du 14 août 2021 et leurs conséquences politiques, sociales, humaines et sanitaires — il est né du désir de partager un autre regard sur ce pays dont l’histoire est encore si liée à la France, dont la 2e langue officielle est le français, un regard que Jean Marie Théodat porte quotidiennement, en tant que
géographe, en tant qu’écrivain, en tant qu’homme.

Si Jean Marie Théodat, l’étudiant, quitte Haïti pour des raisons de sécurité et pour entamer, depuis la France, une brillante carrière de géographe, l’enfant de Port-au-Prince reste tiraillé entre le désir de servir et de mieux faire connaître son île depuis l’Europe avec une question récurrente : Ma place n’est-elle pas plutôt là-bas ? Il y retournera pour aider à la reconstruction de l’enseignement supérieur et deviendra recteur du Campus Henry Christophe de l’Université d’État d’Haïti, de 2012 à 2015.

« Lorsqu’on coupe une île en deux, on la transforme immédiatement en continent. » Ainsi en est-il d’Hispaniola que deux pays se partagent, deux pays aux développements si opposés, deux pays si proches et si antinomiques. Ainsi en est-il de la vision de l’île et de son évolution de Jean Marie Théodat.

Au-delà de son approche scientifique, Jean Marie Théodat est convaincu que la littérature reste une des meilleures façons de parler à l’autre. Ainsi sont nés ces « Fatras ».

Une première version a été publiée à partir de 2010 dans Le Nouvelliste, le plus ancien quotidien de Port-au-Prince : Frantz Duval, alors rédacteur en chef, sollicita Jean Marie Théodat pour une chronique hebdomadaire de géographe. Le projet évolua jusqu’à la publication des Fatras, autant dire immondices, poubelles…

« Contre la dictature académique de la pensée unique et la rigidité rigoriste des normes religieuses qui entendent précisément nous enlever le droit de péter ou de rêver en rond, je revendique la liberté de peindre le fatras de ce monde. La face cachée de nos misères, de nos petits arrangements avec la morale, l’hygiène et le bon goût, pour faire bonne figure et passer pour des êtres civilisés. »

Voici donc la deuxième version de ces Fatras. Ce ne sont pas des chroniques documentaires mais bien des micro-fictions, nées sous le regard de l’écrivain Jean Marie Théodat, pour servir au mieux la réalité d’Haïti. Elles conjuguent sa sensibilité de Port-au-Princien et ses recherches de géographe, sa volonté de nous parler de cette décomposition urbaine où les fatras en tout genre s’amoncellent mais qui reste une terre d’énergie et d’espoirs. « L’avenir est espoir » dit-il.

Légendes, croyances, coutumes, personnages réels et fictifs, la culture haïtienne et l’histoire contemporaine se déploient dans une langue vivante. Mâtiné de créole, le français semble plus riche, plus coloré et sert à merveille les descriptions et les dialogues.
Jean Marie Théodat nous convie à une promenade sensible. On touche à l’intime et à l’universel, on découvre, on s’émerveille avec lui, on souffre, on sourit, on ne reste surtout pas indifférent et on le remercie pour ce voyage littéraire dans ce pays qui nous semble finalement si proche.

Lire un extrait

 

Jean Marie Théodat, est né à Port-au-Prince. Il enseigne la géographie à l’Université Panthéon-Sorbonne et à l’Université d’État d’Haïti. Il est aussi poète et peintre, arpenteur des continents, observateur infatigable des agissements humains.

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